Dossier Haïti
2 juin 2010. Appels aux bailleurs de fond à relever le défi de la reconstruction en Haïti Le président haïtien René Préval a souligné mercredi "l'immense défi" de la reconstruction en Haïti lors d'une réunion en République dominicaine destinée à accélérer le versement des sommes promises par les bailleurs de fonds. Les projets de reconstruction évoqués à Punta Cana, où étaient réunis les représentants de 50 pays et organismes internationaux, ont pour but de créer un "Haïti plus décentralisé, plus juste, qui mette au coeur la production (...) et soit plus intégré à la région", a dit René Préval. Pour cela, l'ex-président américain Bill Clinton, coprésident avec le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive du Comité intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), a demandé aux pays donateurs d'"honorer leur engagement". Deux mois après la conférence des bailleurs de fonds de New York, le 31 mars, qui a prévu de consacrer 10 milliards de dollars à Haïti sur cinq ans pour sa reconstruction, seul le Brésil a versé une première contribution de 55 millions de dollars. Haïti, qui partage l'île d'Hispaniola avec la République dominicaine, a été dévasté le 12 janvier par un séisme qui a fait plus de 250.000 morts et 1,3 million de sans abri. Selon les experts, le coût de la reconstruction d'Haïti est évalué à 11,5 milliards de dollars sur dix ans. Les organisateurs de la réunion de Punta Cana (est de la République dominicaine) souhaitent accélérer le versement des sommes promises. Cette première réunion de suivi sur la reconstruction de l'île, baptisée "sommet mondial pour le futur d'Haïti: solidarité au-delà de la crise", se déroule alors que l'opposition haïtienne continue de mobiliser ses partisans afin d'exiger la démission du président. L'ONU a lancé la semaine dernière une mise en garde contre tout changement anticipé et anticonstitutionnel et s'est prononcée contre le renversement de René Préval, mais aussi pour la tenue d'élections d'ici à la fin de l'année. 24 mai 2010 Chers collègues de la Chambre Européenne et amis visiteurs. Vous trouverez ci-après des infos récentes sur Haïti. Je vous réitère ma disponibilité pour éclairer, autant que faire se peut, toute personne qui souhaiterait accéder à des renseignements sur Haïti. Bonne lecture. Haïti-séisme-santé MSF a traité 69.000 Haïtiens pour des traumatismes depuis le séisme PORT-AU-PRINCE, 21 mai 2010 (AFP) - Médecins sans frontières (MSF) a annoncé que ses psychologues et psychiatres avaient soigné près de 69.000 Haïtiens pour des traumatismes depuis le séisme du 12 janvier, qui a tué près de 300.000 personnes et jeté 1,9 million de personnes à la rue. Depuis le séisme, les praticiens de l'ONG ont apporté des soins en santé mentale à 68.970 Haïtiens, tandis que 81 victimes de violences sexuelles ont été soignées, relate l'ONG dans un rapport rendu public cette semaine. "Quatre mois après le séisme, beaucoup d'Haïtiens ressentent encore la terre trembler et le bruit est toujours présent (...). Il y a une dépression collective derrière les sourires qui évoquent le Port-au-Prince d'avant. Les gens savent que le provisoire va s'inscrire dans la durée. On constate un découragement chez des personnes qui ne sont pourtant pas résignées", explique le Dr Maryvonne Bargues, psychiatre de MSF, dans le rapport. En outre, l'ONG dit avoir traité 136.000 patients et un millier d'accouchements. Quelque 7.672 opérations chirurgicales ont été réalisées dans 15 salles en service dans le pays, annonce MSF. "Dans les structures de soins de santé primaires, les pathologies soignées aujourd'hui sont principalement des infections respiratoires et des maladies hydriques (liées à l'eau), telles que le paludisme et les diarrhées", explique l'ONG. Depuis fin mars, 71 cas suspects de fièvre typhoïde ont été pris en charge à Port-au-Prince et en province par MSF. "Plus d'un million de personnes continuent de vivre dans des conditions déplorables, sous des tentes ou des bâches en plastique, sans perspectives claires pour les mois à venir", souligne Stefano Zannini, chef de mission de MSF en Haïti. Or, "entre-temps, les pluies se sont intensifiées et inondent les sites de sinistrés plusieurs fois par semaine." cre-gde/cel Séisme-BM-économie-emploi Haïti: "pas de limite dans les fonds à apporter au secteur privé" (SFI) PORT-AU-PRINCE, 19 mai 2010 (AFP) - Le directeur général de la société financière internationale (SFI), Lars Thunell, a estimé mercredi qu'il n'y avait "pas de limite dans les fonds que nous pouvons apporter au secteur privé en Haïti" pour soutenir la reconstruction du pays ravagé par un séisme. "Il n'y a pas de limite dans les fonds que nous pouvons apporter au secteur privé à Haïti, nous sommes prêts à réagir et à évaluer les projets et les demandes de financement", a déclaré le directeur de cette filiale de la Banque mondiale qui travaille avec le secteur privé, lors d'une visite en Haïti. M. Thunell a indiqué que la SFI s'apprêtait à aider le secteur privé haïtien en vue d'améliorer les conditions d'investissement et créer des emplois. Il a rappelé qu'au lendemain du séisme du 12 janvier le conseil d'administration de la SFI avait débloqué 35 millions de dollars afin d'aider les entreprises privées à relancer leurs activités en Haïti. M. Thunell a par ailleurs estimé que le pays le plus pauvre des Amériques devait faire des efforts pour rendre Haïti plus attractif vis-à-vis des investissements étrangers. "Que ce soit pour les grandes et les moyennes entreprises, Haïti est doté de procédures lourdes, complexes et qui sont les plus chères de la région ce qui rend le climat d'investissement difficile", a souligné le dirigeant. M. Thunell qui doit s'entretenir avec le président haïtien René Préval au cours de sa visite, a encouragé les autorités gouvernementales et le secteur privé d'Haïti a travailler ensemble pour "stimuler la croissance et donner à la population les instruments qui lui permettent de sortir de la pauvreté". Haïti-séisme-dette-aide La BID octroie deux milliards de dollars sur dix ans à Haïti PORT-AU-PRINCE, 15 mai 2010 (AFP) - La Banque interaméricaine de développement (BID) va octroyer deux milliards de dollars sur 10 ans à Haïti, pays ravagé en janvier par un violent séisme qui a fait de 250.000 à 300.000 morts, a annoncé samedi le président de la BID Luis Alberto Moreno. "C'est une décision prise par le conseil des gouverneurs de la BID, 200 millions de dollars seront versés chaque année pour des projets en énergie, pour la construction de routes et la refonte du système éducatif", a déclaré M. Moreno lors d'une conférence de presse au palais présidentiel haïtien. La BID va également effacer la dette du pays le plus pauvre du continent américain auprès de l'institution qui s'élève à 479 millions de dollars. "Nous sommes en train de finaliser le processus d'élimination de cette dette et désormais nous allons faire uniquement des dons à Haïti", a encore indiqué M. Moreno qui a annoncé d'importants projets routiers financés par la BID en Haïti. "La Banque interaméricaine de développement a créé un fond de financement non remboursable pour Haïti, les 200 millions prévus par année sur une période de 10 ans serviront à financer des projets conduits sur le terrain", a précisé Eric Pierre représentant d'Haïti à la banque. Séisme-économie,PREV Le rhum haïtien reprend sa production alors que le pays frôle la pénurie (MAGAZINE) Par Clément SABOURIN PORT-AU-PRINCE, 8 mai 2010 (AFP) - Cela faisait près de quatre mois que le tintamarre des bouteilles de verre qui s'entrechoquent n'avait pas résonné dans l'usine d'embouteillage du rhum Barbancourt: la production a repris il y a quelques jours, alors qu'Haïti est au bord de la pénurie d'or brun. En trente secondes, le 12 janvier, cette société a perdu environ 4 millions de dollars. Le tiers du chiffre d'affaires annuel de cette maison créée en 1862 et qui estime vendre 90 à 95% du rhum haïtien. En l'absence d'organisations de producteurs haïtiens de rhum, ces estimations sont invérifiables. Sous la force de la secousse de magnitude 7 qui a fait entre 250.OOO et 300.000 morts, de hauts fûts et des barriques en chêne se sont renversés, effondrés les uns sur les autres dans les chais de Port-au-Prince. Des centaines de litres de rhum, dont certains vieillissaient depuis 15 ans, ont disparu, se répandant sur le sol de l'usine, dont aucun bâtiment n'a connu de dommages importants. Et la production a été stoppée nette. Symboles de ces pertes, des dizaines de tonneaux écrasés ou percés attendent désormais leur sort dans les allées, entre le moulin qui broie la canne à sucre et les alambiques qui distillent le jus blanc. "Certains sont récupérables", dit le PDG de Barbancourt, Thierry Gardere. En s'approchant de barriques ayant perdus des anneaux ou des lattes, il ajoute: "ceux-là sont foutus, on va probablement les jeter ou bien essayer de récupérer certains morceaux pour en réparer d'autres". Des nouveaux tonneaux ont été commandés dans le Limousin, région du centre de la France riche en chênes. C'est en vieillissant au contact de ce bois que le rhum prendra la couleur ambrée qui le caractérise. Dans les premières semaines qui ont suivi le tremblement de terre, l'entreprise a puisé dans ses stocks, jusqu'à les vider, pour continuer à alimenter les marchés local et international. Mais ces dernières semaines, de plus en plus de restaurants et de bars de la capitale dévastée s'excusaient auprès de leurs clients de ne pas être en mesure de servir l'alcool national. Et un marché noir du rhum était en train de s'installer. "Certaines bouteilles chez des détaillants avaient presque doublé de prix", note M. Gardere. Il était donc urgent de reprendre la production. Depuis une semaine, la chaîne d'embouteillage a redémarré et les exportations ont repris. Le marché local devrait être servi la semaine prochaine, indique M. Gardere, dont le groupe réalise près de la moitié de son chiffre d'affaires à l'étranger. Si dès deux semaines après le drame, l'usine a recommencé à acheter la canne à sucre qu'apportaient les quelques 600 planteurs avec qui elle fait affaires, la suspension de l'embouteillage a mis au chômage une partie des 250 employés de Barbancourt. "Il y en a toujours qui attendent de reprendre. Mais les trois quarts travaillent actuellement", déclare Henry Jérôme Olier, qui supervise la mise en bouteilles. Barbe grisonnante et béret gris, il explique qu'en attendant que la production reprenne, ses collègues et lui ont fait l'inventaire des bouteilles brisées et réparé quelques dégâts. A priori Barbancourt devrait se relever sans trop de dommages: l'entreprise était assurée, dit Thierry Gardere. Et même s'il juge que c'est un peu tôt pour tirer des conclusions, le PDG de la société avoue qu'avec l'exposition médiatique qu'a connu Haïti, "aux Etats-Unis il semble y avoir plus d'intérêt" pour ce rhum. 26 avril 2010 La reconstruction de Haïti est en marche. Les pays donateurs se sont engagés à fournir une aide massive s'élevant à 9,9 Mrds de dollars. La moitié sera décaissée dans les 18 prochains mois. Les principales banques qui joueront un rôle central dans ce processus de financement sont la Banque Mondiale, la Banque Interaméricaine de Développement (...). La reconstruction de Haïti telle qu'elle a été "validée" par la communauté internationale ainsi que les secteurs publics et privés haïtiens reposera sur la détermination d'un Etat, plus fort, mieux organisé et surtout une économie plus dynamique. Les besoins qui doivent dynamiser cette reconstruction concernent la construction d'infrastructures (ports, routes, énergie...), les logements sociaux, le développement de moyens financiers pour l'économie, le renforcement du secteur agricole (l'élevage et les fruits), le développement des pôles urbains hors de la Capitale, ainsi que l'essor d'activités industrielles de transformation et de services. 11 avril 2010 Mes chers Confrères Experts, et maîtres d’œuvre, A la demande de la Présidente de la Chambre Européenne des Experts, Madame Liliane ESTEVE, je vous présente un message à propos d’Haïti. Bonne lecture. Le 12 janvier 2010 à 17 h 00, la terre a tremblé à nouveau… à nouveau, car ce n’était pas la première fois et ce ne sera pas, malheureusement, la dernière… J’ai été, professionnellement, appelé à « intervenir » en Haïti. Mes fonctions, de Juriste, d’Expert et d’évaluateur international m’avaient guidé, depuis maintenant une quinzaine d’années, dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, au Mexique, Venezuela, Surinam, Guyane, à Saint Domingue, mais jamais sur l’autre partie de cette île, en Haïti. Je me suis rendu sur place à deux reprises : la première fois fut fin février 2010 et la seconde fin mars 2010. J’ai créé dans le pays trois sociétés, pour le compte d’une Société française basée en Bourgogne : • l’une de production de structures modulaires (logements, écoles, bâtiments administratifs…), sur le fondement, bien entendu du droit haïtien, • La seconde de distribution de ces mêmes structures, • la troisième, une Ecole de Formation Professionnelle à l’adresse des Haïtiens eux-mêmes afin de les aider, par la maîtrise d’une profession, à se reconstruire… pour ensuite reconstruire leur pays. C’est un évènement absolument terrible, terrifiant qui a touché le peuple haïtien qui souffrait déjà, car les données économiques et sociales (source ONU) de la situation des personnes étaient déjà préoccupantes… avant le séisme. Le 31 mars dernier, a eu lieu, aux Etats Unis une réunion au sommet, réunissant les donateurs et la reconstruction de Haïti est désormais en marche. Il y a beaucoup de « monde » en Haïti. Les ONG sont nombreuses sur place. Les Institutionnels de tous pays. « Tout le monde est là ». La SOLIDARITE fonctionne donc entre les peuples du monde et Haïti bénéficie du même élan de générosité qui a permis de gérer le Tsunami en Indonésie le 26 décembre 2004. Les conditions de « vie » sont loin d’être idéales et vous pourrez découvrir quelques photos que j’ai ramenées , qui témoignent de l’ampleur de la catastrophe. La reconstruction de Haïti se réalisera donc. Le Chef de Cabinet du Premier Ministre, rencontré lors du premier déplacement assurait, déjà, que Haïti devait « rompre avec un état de fait » . Car, il n’existe pas, ni à Port au Prince, ni ailleurs dans le pays, de cadastre, pas de droit d’occupation des sols. C’est le mitage partout, une bidonvilisation en marche, à outrance. C’est le Pays qui va « reconstruire »… qui va se reconstruire. Notre Chambre Européenne des Experts recèle de professionnels rompus à l’expertise. Malheureusement, la majorité des maisons sont à terre. Malheureusement les dites maisons n’étaient pas assurées par des Compagnies d’Assurance, et ce, dans leur quasi-totalité. Les expertises, vous l’aurez compris sont exclues, car inutiles d’autant que le danger d’effondrement est partout, imminent, sournois. Deux tremblements ont encore eu lieu (cf. 6 sur l’échelle) ces tout derniers jours et les maisons ébranlées lors des trois secousses précédentes, s’écroulent car fragilisées. Ce sont donc les Maîtres d’œuvre de la Chambre qui pourraient rechercher des positionnements professionnels dans ce contexte bien particulier. Il n’est pas dans mes intentions de « jouer l’interface » dans ce contexte précis, car je n’ai aucune autorité pour cela. Mon message est informel et n’a pas de caractère officiel. Il vous est livré pour vous aider à éclairer votre route et votre recherche . Vous trouverez, en cliquant ici, la liste des ONG et des Administrations françaises présentes dans le dispositif. Il s’agit du réseau de la Mission Interministérielle pour la reconstruction de Haïti. Bien cordialement et confraternellement Gaëtan FRANCO CANO Juriste en droit public, DoctorantExpert International ONU-BIT-CEE
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Gaëtan Franco Cano
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